Retour rapide sur ce billet très intéressant : vous connaissez sans doute les commandes link: et site: de Google. L'article revient sur son utilisation. Il est très complet et je vous conseille fortement de le lire. Je ne fais qu'en reprendre les grandes lignes et les appliquer à l'un des clients pour lequel nous commençons à travailler.

SITE

La commande permet en théorie de restreindre une recherche à un nom de domaine donné (site:). L'utilité : vérifier l'indexation d'un site. La commande [site:itg.fr] permet par exemple de lister toutes les pages du site d'ITG, notre client spécialiste du portage salarial, qui sont indexées par le moteur de recherche. Le résultat est là.

LINK (non, pas celui-là)

Celle-ci de commande permet en théorie de lister tous les backlinks pointant vers une url précise. Pour reprendre mon exemple plus haut, admettons que je veuille savoir si on fait référence à la page du site d'ITG consacré à la formation "Devenir Consultant". Le résultat donné par Google est là.

On le voit, les deux commandes permettent à un référenceur de bien faire son travail : vérifier l'indexation d'un site et travailler les backlinks. Oui mais voilà ...

PROBLEME(s)

Le problème, si vous utilisez Google ?
Rafraîchissez la page de résultat obtenue avec la commande link, ou naviguez parmi les pages de résultats et vous verrez que le nombre de pages indexées peut varier. La commande n'est donc pas très fiable. On recommande en général de faire la recherche en utilisant un terme présent sur toutes les pages du site. Par exemple, ITG. Ce qui donne ceci. C'est censé stabiliser les résultats et être plus fiable, mais curieusement le chiffre peut alors être supérieur.

Quant aux backlinks, si vous prenez la page de résultats montrée en exemple, vous verrez qu'elle affiche 3 résultats. Comme je l'ai travaillé, je peux vous garantir qu'il y en a plus. La commande link: chez Google est bridée : elle n'affiche pas tous les backlinks (il suffit de comparer les résultats avec ceux que vous pouvez obtenir avec Google Webmaster Tools); elle est mis à jour épisodiquement et je pense assez peu fréquemment ; et enfin, il est impossible de la coupler avec d'autres commandes (je ne peux pas faire par exemple link:url -site:nomdedomaine, ce qui permettrait d'exclure les liens internes d'un site).

YAHOOOOOO

Alors ? Alors Yahoo est votre ami. Vous vous êtes naturellement tourné vers Google, fort de la position dominante du moteur et de son avance technologique jamais démentie. Vous avez eu tort. Chez Yahoo, la commande link :
  1. est bien plus exhaustive
  2. est mise à jour beaucoup plus régulièrement
  3. est utilisable avec d'autres commandes
Reprenons l'exemple déjà pris plus haut : au lieu de 3 liens entrants vers la page consacrée au programme Devenir Consultant, j'en trouve ... 60 !!! Et chez Yahoo, c'est carrément Byzance car on dispose également de la commande linkdomain, qui permet quant à elle de lister les backlinks pointant non plus vers une url précise mais vers toute page quelle qu'elle soit au sein d'un nom de domaine donné. Comme le souligne l'article, les résultats sont alors fourni par Yahoo Site Explorer, une interface spécialement conçu pour les webmasters et les référenceurs pour analyser leur positionnement.

Autrement dit, pour travailler son référencement dans les pages de résultats de Google, il faut savoir se servir de ... Yahoo. Et oui..!